PROGRES: renforcement WEB suppression de postes en négociation

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L’annonce de Philippe CARLI, directeur général du groupe de presse EBRA, propriétaire d’une dizaine de titres dont LE PROGRES,le 11 octobre 2017 à Lyon,  se precise  début 2018 par  le plan de restructuration. Selon le SNJ relayé le 22 mars par l’AFP, un Plan de départs  volontaires (PDV) a été présenté aux représentants du personnel, et concernerait la suppression de 77 postes, dont 27 à la rédaction, 30 dans les services administratifs et 20 dans les services techniques, sur un effectif d’environ 500 personnes.

 Des négociations sont en cours pour un accord attendu dans les prochaines semaines, sur les modalités d’indemnisation des partants. Les premiers départs effectifs sont attendus dès septembre 2018.

Le PDV s’étalerait sur dix mois, et concernerait l’ensemble du périmètre géographique de Groupe PROGRES SA, pour les titres LE PROGRES, LA TRIBUNE-LE PROGRES et LES DEPECHES-PROGRES, soit les départements de l’Ain, du Jura, du Rhône, de la Loire et de la Haute Loire. Les titres  JSL (Journaux de Saône et Loire) et  BP (Le Bien Public) en Côte d’or, déjà touchés il y a quelques mois par un plan social, ne sont pas intégrés à ce PDV.

Cette baisse de 15 % des effectifs du PROGRES, et la réorganisation qui s’en suit, ne semble pas retarder la mise en place de la nouvelle politique rédactionnelle du journal précisée par Pierre FANNEAU le directeur général du journal et directeur de la publication, lors de la Fête de l’entreprise devant des décideurs : «  2018 va être pour LE PROGRES, l’année de ce que l’on appelle dans notre jargon la mise en place du ‘ digital first ‘ ; c’est à dire que l’on produira l’information pour le web, duquel on déduira le journal papier ».

Le SNJ assure avoir alerté la direction sur le « risque d’engorgement des services de secrétariat de rédaction centralisés, nommés désormais « éditeurs », l’empilement des tâches et l’augmentation de la fréquence des permanences de weekend et/ou des horaires de nuit dans certains services ».

A noter que dans le cadre de cette mise en place, quatre créations de postes sont envisagées : deux de « community managers », un de webmaster et un de monteur vidéo, tous non journalistes.

Negociations en cours___

Selon les INFORMATIONs CFE CGC SECTION PROGRÈS le lundi 23 avril à 14h30, la quatrième réunion  de négociation avec les syndicats concernant la rédaction s’est déroulée en présence de MM. Pierre Fanneau DG, Xavier Antoyé Redacteur en Chef et Dominique Guilmant ; une nouvelle réunion a eu lieu le 2 mai. Il se dégage quelques éléments clefs des propositions de la direction du quotidien :

Le service Economie disparait en tant que tel. Le Sup Eco du mardi est maintenu. 

Robot journalisme :Dans le cadre des réunions de travail Digital First du groupe, Xavier Antoyé a fait part de l’existence d’une société qui est « spécialisée dans l’écriture automatique ». «  Le Monde a été le premier client de ce robot journalisme pour mettre en ligne un contenu concernant les résultats des élections pour toutes les communes. Le Monde est tellement content, qu’ ils ne relisent même plus les contenus ». 

« Vous croyez qu’on va continuer à vendre de la micro locale ? Notre fonds de commerce est en train d’évoluer Le jour où Google sort son application, on sera balayé ! » a ajouté le rédacteur en chef. 

Il faut donc nous concentrer, a-t-il précisé sur « la valeur ajoutée ». 

« C’est douloureux pour nos correspondants qui ont contribué depuis toutes ces années à faire notre journal, mais on ne peut pas se battre sur tous les fronts » a conclu Xavier Antoyé. 

La CFDT ajoute  « Il se prépare un journal web spécifique, hors PDF, produit à la fois par les services régionaux à Lyon et dans les locales et par l’agence Agir à Paris – avec des papiers spécifiquement Web »…Une revente en bloc ou par appartement est envisageable si la situation n s’est pas améliorée d’ici trois ans. »