Actualité des médias

Succession complexe de Bernard Tapie pour La Provence et Corse Matin

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La succession complexe de Bernard Tapie au capital de La Provence et de sa filiale Corse matin est entre les mains des administrateurs judiciaires et du Tribunal de Commerce de Bobigny !!!! M. Saadé Patron d’un leader mondial du transport par bateaux CGA-CGM a fait une offre largement  mieux disant que l’actionnaire minoritaire M. Niel -FREE et LE MONDE- (11% des titres). Mais ce dernier dispose d’un contrat de préférence.
Les administrateurs judiciaires de la société en liquidation Bernard TAPIE FINANCE ont décidé d’ignorer ce contrat ; imbroglio judiciaire avec choix marqué du Patron de la Provence pour la solution Saadé … Décision possible le 22 juin 2022 mais les recours judiciaires en cours pourraient encore différer la décision des juges de Bobigny qui peuvent choir aussi la liquidation … Corse matin filiale de La Provence est directement impacté.https://www.acpm.fr/Support/la-provence  https://www.acpm.fr/Support/corse-matin

 

Euronews : Guillaume Dubois nouveau directeur général

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« Guillaume Dubois, 53 ans, diplômé de l’IEP de Paris, a exercé dans le groupe Altice Media;5 il a notamment été directeur général de BFMTV, directeur général de BFM Business et président-directeur général du groupe L’Express. Plus récemment, il assurait la direction de l’antenne de LCI. » Les échos  14 juin 2022.
Cette arrivée s’inscrit dans l’évolution du capital de la société de télévision européenne depuis 6 mois. La Société Alpac Capital a signé avec MGN, présidé par l’Egyptien Naguib Sawiris, l’actuel actionnaire à 88% d’Euronews, une promesse d’achat pour l’acquisition de l’ensemble des titres détenus par MGN L’actionnaire de référence deviendrait un groupe portugais.

edito LIEN JUIN 2022

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Hier, journalistes
« Hier, journalistes ». Le titre du petit ouvrage du sociologue Jean-Marie Charon, récemment sorti chez Entremises, attire l’attention sur une évolution passée presque inaperçue : de plus en plus, on quitte le journalisme sans attendre la retraite, et parfois bien avant.
Il y a 4 ans, lors des 11èmes Assises Internationales du Journalisme, un laboratoire de l’Institut Français de Presse évaluait à 15 ans la durée moyenne d’une carrière en France. Simultanément, on assistait à la diminution assez régulière du nombre des cartes de presse et à l’apparition d’interventions de professionnels sur le thème :  » Pourquoi je quitte le journalisme « .
Interrogé par cette situation, Jean-Marie Charon a entrepris une étude qualitative du phénomène. Confinement aidant, elle a pour l’essentiel pris la forme de télé-entretiens avec un panel d’une soixantaine d’ex-journalistes de toutes régions et de toutes catégories de médias. Son enquête balaie les différents motifs d’abandon du métier, où figurent, notamment, la perte de sens de l’activité, la précarité et l’épuisement au travail, le tout induisant des difficultés importantes pour la vie personnelle, familiale et amicale. Bref, un grand désenchantement où transparaît aussi assez souvent la dévalorisation sociale de la profession.Il constate encore qu’une petite moitié des partants recensés dans son étude a moins de 35 ans d’âge et moins de 10 ans de métier, que les femmes en constituent la majorité, de même que les plus diplômés, mais que le mouvement touche un peu tout le monde.
« Le journalisme mène à tout ; il suffit d’en sortir » disait-on hier. Au vu de l’étude de Jean-Marie Charon, il semble bien qu’aujourd’hui on en sorte de plus en plus tôt pour éviter d’aller on ne sait où ……
Gérard Guyennon Rédacteur en Chef du Lien

 

En avril grève « historique » au Progrès

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Le 7 avril dernier, un mouvement de grève lancé par le SNJ a mis en évidence un véritable malaise au sein des journalistes de la rédaction du Progrès ; ils dénoncent tout à la fois : « la perte de sens dans l’exercice du métier, des effectifs en baisse et des salaires pas à la hauteur ».
La stratégie « digital first » qui donne la priorité au numérique se traduit pour les journalistes par un « empilement des taches » : rédaction, web, vidéo, alors qu’ils constatent une baisse des effectifs. Une situation résumée par la plupart des confrères « On nous demande toujours plus avec de moins en moins de moyens ».
Qualifiée d’ « historique » par le Syndicat National des Journalistes qui a fait état de 91% de grévistes dans l’Ain, 90% dans le Jura, 83% dans le Rhône…cette grève s’est traduite par un regroupement des éditions dans ces départements. Si elle a été peu suivie en Haute Loire et dans la Loire pour des raisons d’organisation technique, le malaise exprimé est bien le même. J P

Le Progrès édité à Lyon fait partie du groupe EBRA Lire→  https://www.ebra.fr/marques/le-progres

Reprise de Paris-Normandie, retrait de Pierre-Antoine Capton

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propos recueillis par

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr        extrait
 
Pierre-Antoine Capton produit notamment les émissions « C à vous » et « Le Grand Échiquier ». © Audoin Desforges

Pour le « Financial Times », « cette crise fait réfléchir à l’avenir du journal papier »

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La matinale monde 24 05 2020   Par Eric Albert, Londres, correspondance

Rencontre (virtuelle) avec Roula Khalaf, nouvelle rédactrice en chef du quotidien britannique des affaires, dont la diffusion papier au Royaume-Uni a chuté de 40 % en avril. extrait

Elle aurait sans doute pu espérer une entrée en matière moins chaotique. Deux mois après avoir pris son poste de rédactrice en chef du Financial Times (FT), mi-janvier, Roula Khalaf s’est retrouvée à gérer la crise liée au coronavirus. Son écran à la main, elle fait en cette journée de mi-mai le tour de la rédaction pour montrer par visioconférence des rangées de bureaux vides. Après deux mois de confinement au Royaume-Uni, à peine cinq personnes sont présentes au siège du quotidien britannique des affaires, où se trouvent normalement près de 400 journalistes (sur un total de 600 à travers le monde). « Leur retour n’est pas prévu avant septembre, au plus tôt. » Le télétravail se passe cependant bien, « mieux que je ne l’aurais imaginé ».

Pour les quotidiens du monde entier, la pandémie a représenté une soudaine accélération du basculement numérique. Jamais les lecteurs n’ont été aussi avides d’informations. Le site du Financial Times enregistre record sur record, avec une audience en hausse de 75 %. « On pensait qu’on avait atteint un pic qu’on ne battrait pas avec le Brexit. On est largement au-dessus », explique Mme Khalaf. Le FT, qui compte 1,1 million d’abonnés, dont 932 000 numériques, a ainsi gagné 50 000 abonnés supplémentaires depuis le début du confinement.

Mais, dans le même temps, les revenus traditionnels des journaux s’effondrent. En avril, le FT a diffusé au Royaume-Uni 88 000 exemplaires par jour en moyenne, en baisse de 40 % par rapport au mois précédent. Le quotidien a réussi à ne pas interrompre l’impression, ni la diffusion auprès des abonnés, mais de nombreux points de vente étaient fermés. En Europe et au Moyen-Orient, la diffusion a aussi été très perturbée.

Revenus publicitaires en chute

En outre, la publicité s’est effondrée. Selon Enders Analysis, un bureau de consultants, les journaux britanniques connaissent actuellement une chute de « 50 % à 80 % » de leur chiffre d’affaires publicitaire.

« LES ABONNÉS SUPPLÉMENTAIRES NE COMPENSENT PAS LA CHUTE DES REVENUS »

Les conférences, autre source de revenus, ont presque toutes été supprimées. Le FT vient cependant d’en organiser une complètement virtuelle : 50 000 personnes ont suivi sur Internet les interventions d’une centaine de décideurs, dont le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, et l’ancien vice-président des Etats-Unis Al Gore.

Reste que, l’un dans l’autre, la perte sèche est catastrophique. « Les abonnés supplémentaires ne compensent pas la chute des revenus », reconnaît Mme Khalaf. Certes, par rapport à la presse généraliste, le FT est plutôt en bonne position.(…)

Libération devient une société à but non lucratif

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Après s’être désengagé de L’Express, Altice se sépare de son autre titre de presse.

 Par Alexandre Debouté, LE FIGARO

Une nouvelle ère s’ouvre pour Libération. Son propriétaire, Altice France, a a annoncé ce jeudi matin un changement important pour le quotidien. Le groupe de Patrick Drahi, qui le contrôle depuis 2015, va créer un fonds de dotation dans lequel il transférera la société éditrice du titre, sa régie et sa société de développement technologique. Altice s’engage à éponger les dettes du journal et à «lui donner, progressivement, les moyens nécessaires au financement de son exploitation future et ainsi garantir son indépendance à long terme», souligne un communiqué qui assure que «cette nouvelle structure (lui) garantit sa totale indépendance éditoriale, économique et financière».
Si le projet doit encore être présenté aux représentants du personnel, il a toutes les chances d’aboutir. Il créera une première en France pour un titre national.

Désengagement de la presse
Après avoir cédé l’année dernière la majorité du capital de L’Express à Alain Weill, Altice poursuit et achève, à travers cette opération, son désengagement de la presse écrite.
Le groupe dirigé par Patrick Drahi souligne que dans son giron Libération s’est redressé ces dernières années, retrouvant «une dynamique économique et commerciale positive tout en maintenant une excellence éditoriale». Il rappelle notamment que «menacée de disparition à plusieurs reprises, sauvée du dépôt de bilan en mars 2014 par Patrick Drahi, (Libération) a regagné sa place centrale dans le débat français et a rattrapé son retard dans le numérique.»
La structure non lucrative Libération sera logée dans un fonds de dotation qui redistribuera ses profits à des fondations «dont la Fondation de France pour son programme de soutien à Reporters Sans Frontières, la Fondation Hôpitaux de Paris et Hôpitaux de France et la Fondation SFR au profit de l’accès au numérique pour des publics fragiles», précise Altice. Tout autre mécène pourra y abonder. Au conseil d’administration du fonds siégeront le directeur de la rédaction, Laurent Joffrin, qui devrait quitter son poste à la fin de l’année tout en conservant un rôle d’éditorialiste, ainsi qu’Arthur Dreyfuss, le directeur général d’Altice Média, maison mère de BFMTV.

Prestalis : l’agonie de la distribution de la presse écrite

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 site Chaliehebdo.fr lu pour le site par MICHEL TEXIER

Crise de Presstalis : quelles conséquences pour les marchands de journaux (et pour Charlie Hebdo !) ?

LAURE DAUSSY · 

Ils sont souvent inconnus du grand public, pourtant c’est grâce à l’ensemble des acteurs de la distribution de presse que l’on peut acheter son journal en kiosque. Depuis vendredi, Presstalis, la principale messagerie de presse, est en redressement judiciaire, et ses filiales régionales ont été liquidées sans poursuite d’activité. Charlie hebdo, distribué par l’autre messagerie, les MLP, les Messageries lyonnaises de presse, est malgré tout impacté. On vous explique pourquoi.   EXCLU WEB

Vous êtes encore un sur deux à aller acheter un journal papier, en kiosque ou en maison de la presse. On le sait, on se tourne de plus en plus vers le numérique – et même Charlie s’est mis à avoir un site, c’est dire !  Alors, au fur et à mesure de la baisse des ventes de journaux papier, le système de distribution mis en place jusque-là atteint aujourd’hui ses limites.

C’était pourtant un mastodonte : Presstalis, l’héritier des Nouvelles ­Messageries de la presse parisienne, les fameuses NMPP, créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et gérées par la puissante CGT du livre, distribuait encore l’année dernière 74 % de la vente au numéro de la presse magazine, et 100% de la vente au numéro de la presse quotidienne nationale. Mais après plusieurs crises majeures, Presstalis est arrivé à un dépôt de bilan. Vendredi dernier, le tribunal de commerce a décidé d’un redressement judiciaire et accepté la poursuite partielle de son activité, grâce à l’offre de reprise déposée par les éditeurs de quotidiens, emmenés par Louis Dreyfus, le président du directoire du groupe Le Monde. En revanche, ses filiales de province, les SAD et Soprocom – les plus déficitaires – ont été mises en liquidation sans poursuite d’activité.

Et c’est là que le bât blesse pour Charlie. Certes, le journal n’est pas distribué par Presstalis mais par sa concurrente, les Messageries lyonnaises de presse (MLP), qui se portent plutôt bien, on vous rassure. Sauf, que, les MLP devaient tout de même passer par ces filiales de Presstalis, les SAD et Soprocom, pour distribuer ses journaux dans certaines régions.

Pour bien comprendre, précisons que la distribution de la presse s’effectue en trois étapes qui font intervenir trois niveaux différents : le premier niveau, c’est la messagerie qui va chercher les journaux sortis de l’imprimerie pour les entreposer dans ses dépôts et préparer les paquets à dispatcher dans toute la France. Vient le deuxième niveau, celui des grossistes au niveau régional, où sont entreposés les journaux avant d’être distribués dans les kiosques et autres points de vente. C’est à ce deuxième niveau qu’interviennent les SAD et les Soprocom, dont l’activité s’est arrêtée brutalement, sans plan B. Les MLP doivent donc maintenant trouver dans l’urgence un plan de secours pour distribuer les journaux.

C’est pour cela que dans certaines villes, vous risquez de ne pas trouver votre cher journal cette semaine en kiosque. Depuis la semaine dernière, 30 000 exemplaires de Charlie ne peuvent plus être proposés à la vente sur les 75 000 diffusés habituellement chaque semaine. C’était également dû à la grève lancée par la CGT du livre, qui voulait faire pression avant la décision du tribunal de commerce. Tout ça ne pouvait pas tomber à pire moment pour nos amis marchands de journaux, qui sont déjà impactés par le confinement. À l’heure actuelle, 6 500 d’entre eux ne sont plus du tout approvisionnés dans l’attente d’un plan de secours. « L’inquiétude est plus que grandissante, les dégâts peuvent être très importants », témoigne le représentant des kiosquiers Daniel Panetto. ●

RAPPEL
La société d’agences et de diffusion, qui distribue la presse nationale, régionale et magazine en région, a été liquidée sans poursuite d’activités, contrairement à sa maison-mère Presstalis, placé en redressement judiciaire. 
Cette annonce a eu l’effet d’une bombe alors que les syndicats pensaient « détenir un accord pour conserver la moitié des effectifs, au moins à Marseille. La restructuration était prévue, mais pas ça ».
En proie à de graves difficultés économiques et financières, le groupe Presstalis a régularisé le 20 avril, une déclaration de cessation des paiements auprès du tribunal de commerce de Paris. Une audience s’est tenue le 12 mai.
Après des semaines de discussions, les quotidiens et les magazines n’ont pas réussi à s’accorder sur une reprise commune de Presstalis

Le Lien : Edito MAI 2020

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 Confiné masqué
Dure épreuve pour le journaliste de terrain et pour vous en famille.
Que dire des radios et télévisions squattées tour à tour par les politiques
et les professeurs des CHU franciliens. C’est presque fini. Ouf !
Les nouvelles des média s sont inquiétantes avec un effondrement
de la publicité. Et les ventes ?
Une bonne nouvelle néanmoins pour l’info. Les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs ont
développé leur appétit pour les supports numériques. Mais pas que …
Le New-York Times a acquis plus d’abonnés numériques que papier. C’est une première.
En France, beaucoup de difficultés, mais quelques quotidiens, Le Monde, Le
Figaro et quelques régionaux notamment, ont progressé. Pendant le confinement, en avril,
une mesure d’audience a confirmé le bon accueil réservé aux supports numériques,
de 40 % supérieur à la mesure de 2019.
Portez-vous bien dans l’attente d’une rencontre amicale et festive.
Jean-Paul MASSON

Décès de Charles Blondeau ancien Directeur du Progrès

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Hommage publié par Le Progrès le 22 Aout 2019

 

   A l’approche de ses cent ans à l’automne 2019, Charles Blondeau nous quitte en Aout dans la discrétion. Au nom de l’AJP, dont il fut jusqu’il y a un an, membre actif et participant, j ai présenté à ses trois enfants nos condoléances .Il laisse un vide d’autant plus grand que nous envisagions une surprise pour son centenaire.

Une rencontre amicale a rassemblé autour de deux de ses enfants Anne et Dominique une quinzaine d’amis dont de nombreux anciens du Progrès , le jour anniversaire de ses 100 ans.   Ils ont entendus deux témoignages chaleureux de Michel Henri Coste et de Pierre Villez.

Il gardera une place à part parmi nous ; de débutant à Directeur du Progrès de Lyon, il fut très apprécié pour ses qualités humaines, dont sa joie de vivre communicative et son engagement professionnel sans faille. Jean Paul Masson.